26/5/2026
 DANS 
SOCIÉTÉ

Les Français et le miel, du pot à la peau

Enquête diffusée en mai 2026

Rapport d’étude 

Le miel, ce produit auquel les Français font confiance les yeux fermés

Le miel a une image parfaite. Naturel, sain, local, ancestral : difficile de trouver un produit plus consensuel. Sauf que la réalité est parfois un peu moins dorée.

En France, on en consomme 46 000 tonnes par an. On le met sur nos tartines, dans notre thé, sur notre peau. On lui prête des vertus, on le prescrit à ses proches, on le choisit "local". Et pourtant : 3 pots sur 4 achetés en France sont importés (Source : FranceAgriMer, données 2024).

Le 14 juin 2026, une nouvelle réglementation européenne obligera d’ailleurs les producteurs à détailler le pourcentage de chaque pays d’origine dans les mélanges. Une avancée bienvenue après des années de flou, tant la confusion autour de l’origine réelle du miel reste importante chez les consommateurs.

C’est ce que révèle une enquête exclusive FLASHS pour Alvadiem menée auprès de 2 000 Français et Françaises. Car les Français aiment le miel, mais savent rarement vraiment ce qu’ils achètent, ce qu’il contient… ou ce qu’ils en font.

Les chiffres à retenir : 

  • Près de 8 Français sur 10 (78 %) ne savent pas identifier l’origine réelle d’un miel, alors que c’est leur premier critère d’achat ;
  • 44 % ont déjà appliqué du miel alimentaire sur leur peau, en pensant probablement qu’un produit “naturel” est forcément sans risque ; 
  • 43 % confondent une abeille avec une guêpe (la Journée mondiale des abeilles a du travail).

"Made in France" : l'illusion bien emballée

  • Pour plus de 7 Français sur 10 (72 %), l’origine est le premier critère d’achat du miel ;
  • Pourtant, 78 % n’ont pas identifié l’origine étrangère d’un pot* pourtant étiqueté “Hongrie” ;
  • En cause : des indices visuels plus forts que la lecture réelle de l’étiquette : les mentions “France” ou “Pyrénées” ont trompé 64 % des répondants, devant le style artisanal (37 %) et le design du pot (30 %). 

*visuel à retrouver dans le rapport d’étude complet

À PARTIR DU 14 JUIN 2026 - On saura enfin d'où vient le miel

Jusqu'ici, la mention "mélange de miels UE/hors UE" suffisait. Traduction : un pot pouvait contenir du miel de plusieurs pays différents sans avoir à les préciser. La directive européenne (UE) 2024/1438 met fin à cette opacité : les pays d'origine devront figurer par ordre décroissant, avec le pourcentage de chaque origine. En clair : on va enfin savoir ce qu'on achète. Reste à apprendre à lire l'étiquette…

Abeilles et autres insectes : la confusion qui pique

  • Près de la moitié des Français (48 %) confient avoir peur des abeilles, même si beaucoup peinent encore à les reconnaître ;
  • Face à des photos d’insectes, 43 % ont confondu une guêpe avec une abeille ;
  • Et 40 % ont pris un frelon européen pour une abeille.

Non, le miel alimentaire ne se tartine pas sur le visage 

  • Près d’1 Français sur 2 a déjà appliqué du miel alimentaire sur une peau irritée ou abîmée (spoiler : ce n’est pas une bonne idée, voir encadré plus bas) ;
  • 1 Français sur 3 en a aussi utilisé sur une coupure ou une blessure ;
  • Et 36 % des femmes ont déjà réalisé un masque visage au miel, une pratique largement popularisée sur les réseaux sociaux.

À savoir - Miel alimentaire VS miel médical 

Le miel possède bien des propriétés reconnues pour la peau et la cicatrisation. Mais tous les miels ne sont pas destinés à un usage cutané

Le miel alimentaire n’est ni stérilisé, ni contrôlé pour être appliqué sur une plaie, une brûlure, un bouton inflammatoire ou une peau irritée. Les usages “maison” popularisés sur les réseaux sociaux ou dans certains conseils beauté ne sont donc pas anodins, en particulier avec des miels dont la composition ou l’origine restent mal identifiées. 

Le miel médical, lui, est spécifiquement préparé et contrôlé pour être utilisé en toute sécurité sur la peau lésée. Ce n’est pas le même produit.

Miser sa santé sur le miel

Des tartines aux petits bobos, le miel semble avoir réponse à tout :

  • 93 % des Français en consomment plus ou moins régulièrement ;
  • 58 % l’utilisent pour soulager certains maux ;
  • Et en cas d’hospitalisation, près d’1 sur 2 (49 %) accepterait même des soins à base de miel pour traiter des plaies ou des brûlures plutôt que des traitements plus classiques. 

Méthodologie

Enquête réalisée par FLASHS pour Alvadiem du 23 au 28 avril 2026 par questionnaire autoadministré en ligne auprès d'un panel de 2 000 Français et Françaises âgé(e)s de 18 ans et plus, représentatif de la population française.