9/7/2026
 DANS 
SOCIÉTÉ

L’Instagram husband : coupable de la photo de vacances ratée ?

Enquête diffusée en juillet 

Entre attentes, validation et frustrations, la photo de vacances est devenue une affaire de couple.

Les valises sont à peine bouclées que la mission est déjà lancée : ramener LA photo de vacances. Sur le papier, rien de plus simple.

Dans les faits, une belle photo de vacances ne se résume plus à un beau paysage. Elle doit aussi mettre l’autre en valeur, être suffisamment réussie pour être publiée et répondre à certaines exigences. Une réalité qui a même donné naissance à une figure désormais bien connue des réseaux sociaux : celle de “l’Instagram husband” (littéralement, “époux Instagram”).

Pour comprendre ce qui se joue derrière ces photos de vacances, nous avons interrogé 1 001 Français âgés de 18 à 34 ans et en couple, une génération pour qui les vacances se vivent autant qu’elles se photographient.

Les chiffres phares

  • Des vacances pensées pour l’image, près de 9 jeunes sur 10 (89 %) jugent important qu'une destination de vacances soit “instagrammable”. Mais le vrai trophée reste d’en revenir avec de belles photos de soi (92 %). 
  • 4 femmes sur 10 (40 %) avouent d’ailleurs qu’être photographiées spontanément par leur partenaire est tout ce qu’elles attendent, 82 % y voient même une preuve d’amour.
  • Mais entre l'image rêvée et celle obtenue, il y a parfois un monde. Plus d’1 femme sur 2 (52 %) a déjà reproché une mauvaise photo prise par son partenaire, le plus souvent parce qu’elle ne s’y trouvait pas à son avantage (70 %).
  • Bienvenue dans la vie d’un “Instagram husband” : près de 9 hommes sur 10 (87 %) confient que photographier leur partenaire est source d’au moins une frustration ou tension, par exemple :  
    • plus d’un tiers (35 %) ressentent une pression pour réussir la photo selon les attentes de l’autre ;
    • 1 sur 3 (31 %) est gêné de prendre des photos en public ;
    • et près d’1 sur 5 (18 %) a le sentiment que ces séances photo empiètent sur ses vacances.
  • Et tout ça parfois pour rien, 1 femme sur 4 (24 %) renonce finalement à partager la photo sur ses réseaux. 

LA STAT DE LA RÉDACTION

Contrôle qualité : 1 homme sur 8 s’agace lorsque sa partenaire lui reprend le téléphone pour vérifier les photos.

Le point de vue de Léa Paolacci, chargée d’études FLASHS 

« On parle souvent des “Instagram husbands” avec humour, mais notre étude montre qu’ils ne sont pas apparus par hasard. Les vacances ne servent plus seulement à ramener des souvenirs, elles sont aussi devenues un moment où l’on cherche à produire de belles images de soi. Des photos dans lesquelles on se sent beau/belle, que l’on aura envie de montrer et de publier.

Quand une image concentre autant d’attentes, il devient plus difficile de la trouver réussie. Et cette exigence finit naturellement par se reporter sur celui qui prend la photo. »

Méthodologie

Enquête réalisée par FLASHS pour Presse-Citron du 28 au 29 mai 2026, par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d'un panel de 1 001 Français et Françaises âgé(e)s de 18 à 34 ans et en couple, représentatif de la population française.