Le cartable est prêt, les fournitures sont achetées, les chaussures sont neuves. Mais pour beaucoup de parents, il reste une étape presque aussi incontournable le matin de la rentrée : prendre la photo.
Devant la porte de la maison, dans l’entrée ou juste avant de partir à l’école, 95 % des parents photographient leur enfant le jour de la rentrée. Et pour près de 3 sur 4 (74 %), ce cliché est devenu un véritable rituel. Une tradition particulièrement forte en maternelle, où elle concerne 83 % des parents, avant de perdre progressivement de son importance jusqu’au collège (62 %).
Mais derrière cette simple photo souvenir se joue quelque chose de plus large. 94 % des parents consacrent aussi un budget spécifique à l’apparence de leur enfant pour la rentrée, avec une dépense moyenne de 178 € par enfant. Et quelques semaines plus tard, la photo de classe remet une nouvelle fois l’apparence au centre : 9 parents sur 10 préparent particulièrement la tenue ou le physique de leur enfant pour l’occasion.
C’est ce que révèle une enquête FLASHS pour Cheerz menée auprès de 1 000 parents d’enfants scolarisés en maternelle, primaire ou collège. Car derrière ces photos que l’on pense destinées à garder une trace de l’enfance se cachent aussi des questions d’apparence, de comparaison et même de regard des autres parents.
Les chiffres à retenir :
- 95 % des parents prennent leur enfant en photo le jour de la rentrée et 74 % en ont fait un véritable rituel ;
- 94 % consacrent un budget spécifique à l’apparence de leur enfant pour la rentrée, pour une dépense moyenne de 178 € ;
- Près de 6 parents sur 10 (59 %) reconnaissent comparer leur enfant aux autres élèves sur la photo de classe ;
- Et 66 % pensent que les autres parents peuvent se faire une idée d’eux-mêmes à travers l’apparence de leur enfant.
La photo de rentrée, un rituel… mais surtout un souvenir privé

- 95 % des parents prennent une photo de leur enfant le jour de la rentrée ;
- Pour 74 %, c’est un rituel renouvelé à chaque rentrée ;
- Une tradition qui évolue avec l’âge : 83 % en maternelle, 73 % en primaire et 62 % au collège ;
- Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces clichés sont très peu destinés aux réseaux sociaux : seuls 5 % des parents les y publient.
La plupart préfèrent les garder dans leur téléphone (42 %), les partager avec leurs proches (32 %) ou les imprimer et les intégrer à un album photo (20 %). La photo de rentrée reste donc avant tout un souvenir familial plutôt qu’un contenu destiné à être exposé.
Les mamans, photographes officielles de la rentrée

Derrière l’objectif, la répartition des rôles reste loin d’être équilibrée :
- 87 % des mamans déclarent prendre elles-mêmes la traditionnelle photo de rentrée ;
- Contre 65 % des papas ;
- Soit 22 points d’écart entre les deux.
Le rituel photographique de la rentrée semble ainsi encore très largement porté par les mères.
178 € pour être beau le jour J

La rentrée ne se prépare pas uniquement avec une liste de fournitures scolaires.
- 94 % des parents consacrent un budget spécifique à l’apparence de leur enfant : vêtements, chaussures, coiffure ou accessoires ;
- 74 % le font chaque année ;
- Ils dépensent en moyenne 178 € par enfant ;
- Et pour 31 % des parents, la facture dépasse même les 200 €.
La rentrée est donc aussi un moment de mise en scène de l’enfant : on prépare son cartable, mais également l’image avec laquelle il va retrouver ses camarades.
Photo de classe = tenue de circonstance

Quelques semaines après la rentrée arrive un autre rendez-vous particulièrement préparé : la photo de classe.
- 90 % des parents accordent une attention particulière à la tenue ou à l'apparence de leur enfant ce jour-là ;
- 54 % déclarent même y faire tout particulièrement attention ;
- Seuls 8 % ne changent rien à leurs habitudes.
Et mieux vaut ne pas oublier la date : 63 % des parents reconnaissent avoir déjà découvert après coup que la photo de classe avait eu lieu. Pour 33 %, la déception vient alors du fait qu'ils auraient aimé pouvoir mieux préparer leur enfant pour l'occasion.
La photo de classe, ce souvenir qu’on achète presque tous

Une fois la photo prise, difficile de repartir les mains vides.
- 98 % des parents achètent au moins une photo de classe ;
- 67 % prennent à la fois la photo individuelle et la photo de groupe ;
- 16 % choisissent uniquement la photo collective ;
- 15 % uniquement le portrait individuel.
La photo de classe conserve donc une valeur particulière : à l’heure où des milliers de photos s’accumulent sur nos téléphones, celle-ci continue presque systématiquement à devenir un objet que l’on achète et que l’on conserve.
Quand la photo de classe devient un terrain de comparaison

La photo de classe n’est pas seulement regardée pour retrouver son enfant au milieu des autres.
59 % des parents reconnaissent avoir déjà comparé leur enfant à ses camarades en regardant le cliché.
Et cette comparaison porte d’abord sur l’apparence :
- 59 % regardent la tenue vestimentaire ;
- 53 % le sourire ;
- 53 % l’apparence générale ;
- contre 32 % qui observent son intégration dans le groupe ;
- et 29 % son aisance devant l’objectif.
Autrement dit, la première comparaison entre enfants se joue davantage sur ce que l’on voit que sur la place qu’ils occupent dans le groupe.
À travers l’enfant, c’est aussi le parent qu’on regarde

C’est probablement le chiffre qui explique le mieux pourquoi ces photos sont autant préparées.
Près de 2 parents sur 3 (66 %) pensent que les autres parents peuvent se faire une idée d’eux à travers leur enfant sur la photo de classe.
Préparer sa tenue, sa coiffure ou son apparence ne consiste donc pas uniquement à vouloir que son enfant soit « beau sur la photo ». Pour une majorité de parents, l’image de l’enfant renvoie aussi quelque chose de leur propre image.
Derrière ce souvenir scolaire en apparence anodin se joue ainsi une forme de représentation sociale : on photographie son enfant pour se souvenir de lui, mais on sait aussi qu’à travers lui, les autres nous regardent un peu.
Méthodologie
Enquête réalisée par FLASHS pour Cheerz du 7 au 8 juillet 2026 par questionnaire autoadministré en ligne auprès d’un panel de 1 000 parents d’enfants scolarisés en maternelle, primaire ou collège.















