13/1/2026
 DANS 
ÉCONOMIE

Les résolutions professionnelles 2026 des Français

Enquête diffusée en janvier 2026

Les résolutions professionnelles 2026 des Français

Changer d’air, reprendre la main sur sa trajectoire, tester autre chose. Pour 2026, les résolutions professionnelles ne relèvent plus du simple vœu pieux : elles prennent une forme concrète, structurée — et de plus en plus outillée par l’intelligence artificielle.

Selon une enquête menée par FLASHS pour Swapn, plus d’un salarié sur trois (35 %) envisage de quitter son poste dans l’année à venir. Une intention qui dépasse désormais le simple malaise professionnel : elle signale l’émergence de trajectoires alternatives, souvent tournées vers l’entrepreneuriat.

Reconversion, création d’activité, projet parallèle… Les aspirations évoluent dans un contexte d’incertitude économique et politique, où un acteur s’impose comme facilitateur central : l’IA générative. Accès à l’information, structuration des idées, projection vers de nouveaux possibles : l’outil transforme en profondeur la manière dont les Français pensent — et préparent — leur avenir professionnel. 

Horizon 2026 : un besoin massif de changement

Le mouvement est loin d’être marginal. Près de 6 salariés sur 10 (57 %) expriment au moins une volonté de changement professionnel pour 2026. Derrière ce chiffre, une diversité de projets, mais un même besoin de reprendre la maîtrise de son parcours.

Ce basculement s’inscrit dans une période où le salariat apparaît moins comme un horizon stable que comme une étape parmi d’autres. L’idée d’un parcours linéaire s’efface au profit de trajectoires plus hybrides.

Liberté, argent… et reconnaissance

Contrairement aux idées reçues, les motivations à entreprendre ne se limitent pas à la recherche de sens. Elles sont multiples — et parfois très assumées.

  • 64 % des salariés citent la liberté et l’autonomie comme moteur principal.

  • 56 % évoquent la volonté de mieux gagner leur vie.

  • 20 % projettent leur avenir autour d’objectifs de réussite symbolique : devenir riche (9 %), gagner en visibilité ou en notoriété (13 %).

Ces projections s’alimentent dans un environnement saturé de récits entrepreneuriaux, largement diffusés sur les réseaux sociaux, où réussite rapide et indépendance financière sont souvent mises en scène comme accessibles.

L’IA comme copilote des projets

Dans cette phase d’exploration, l’intelligence artificielle est déjà omniprésente.

85 % des salariés envisageant d’entreprendre déclarent y avoir eu recours pour préparer leur projet.

Les usages sont variés :

  • 46 % l’utilisent pour imaginer ou clarifier une idée de business,

  • 27 % pour prototyper des éléments concrets (nom, logo, contenus),

  • 34 % pour comprendre ou comparer des enjeux fiscaux.

Dans un climat d’attentisme politique et fiscal, l’IA générative s’impose ainsi comme un outil d’auto-accompagnement, permettant d’avancer sans attendre — parfois au prix d’une simplification excessive de la réalité.

Le shining effect, revers de la médaille

Mais cette projection facilitée n’est pas sans risque. L’impact de l’IA est d’abord psychologique :

97 % des utilisateurs estiment qu’elle renforce leur confiance dans leur capacité à entreprendre, et près d’un aspirant entrepreneur sur deux (49 %) considère aujourd’hui l’entrepreneuriat plus accessible grâce à elle.

Un phénomène que l’étude qualifie de shining effect : l’IA donne à l’acte d’entreprendre une image plus valorisée, plus fluide, parfois idéalisée. De quoi nourrir l’élan… mais aussi créer un décalage entre projection et réalité concrète des parcours.

Du côté des dirigeants : l’heure des arbitrages

Chez les entrepreneurs et dirigeants, les projections pour 2026 apparaissent plus contrastées.

Si 84 % déclarent vouloir poursuivre ou consolider leur activité, 15 % envisagent un ralentissement, une mise en pause ou un arrêt.

Rapporté au nombre d’entreprises en France, cela représente plus d’un million de dirigeants susceptibles de lever le pied ou d’envisager une bifurcation.

Là encore, l’IA accompagne ces réflexions :

  • 28 % des dirigeants l’ont utilisée pour explorer des scénarios d’arrêt ou de suspension,

  • 8 % lui ont même directement demandé s’ils devaient continuer… ou arrêter.

Un même outil, deux usages

Là où l’intelligence artificielle nourrit l’élan, la confiance et la projection chez les salariés, elle sert aussi, pour une partie des dirigeants, à prendre du recul et à interroger la suite du parcours.

Un même outil, deux usages — révélateurs des tensions qui traversent aujourd’hui l’acte d’entreprendre, entre désir d’émancipation et lucidité face aux contraintes du réel.

Méthodologie

Enquête réalisée par FLASHS pour Swapn du 12 au 16 décembre 2025, par questionnaire autoadministré en ligne, auprès d’un double panel de 1 000 salariés français âgés de 18 ans et plus et de 500 dirigeants, entrepreneurs et travailleurs non salariés.